Saviez-vous que 100 polluants chimiques peuvent être libérés par la fumée de bois pouvant altérer non seulement la qualité de l’air extérieur mais aussi celle de votre maison?
Au plan environnemental, un seul poêle à bois non certifié émet autant de particules fines dans l’atmosphère en 9 heures qu’une automobile de type intermédiaire parcourant 18 000 km ou qu’un poêle certifié EPA fonctionnant 60 heures.
Les contaminants émis par la combustion du bois peuvent avoir des effets sur la santé, particulièrement sur les enfants, les personnes âgées et les ersonnes souffrant d'asthme, d'emphysème et de problèmes cardiaques.
Dans un quartier résidentiel où le chauffage au bois est répandu, les contaminants peuvent atteindre des niveaux très élevés sous certaines conditions météorologiques telles, que les inversions de température. La fumée émise par le chauffage au bois reste alors au sol au lieu de s’élever. Ce phénomène se produit le plus souvent par temps froid, lorsque les vents sont faibles ou nuls.
Limiter l'exposition aux contaminants du chauffage au bois
- Il est préférable de s’abstenir de chauffer au bois en l’absence de vents et de temps froids afin d’éviter l’accumulation excessive de contaminants.
- Le poêle à bois n’est pas un incinérateur; éviter à tout prix d’y brûler des déchets domestiques (plastique, pinte de lait, etc.), du bois peint ou traité afin de diminuer la formation de contaminants très nocifs comme les dioxines et les furannes.
- Il est inutile de surcharger son poêle, ceci rendra, par le fait même, la combustion plus efficace.
- Utilisez idéalement un bois dur et séché au moins six mois (ex. chêne, érable, bouleau), plutôt qu’un bois mou tel que le sapin, le pin ou l’épinette, afin de réduire la quantité de contaminants dans l’air et limiter la production de créosote qui encrasse les parois et cause souvent des feux de cheminée.
Le bois mou et humide à proscrire :
- Il a peu de valeur calorifique ce qui occasionne une consommation de bois accrue.
- Les résineux contiennent des gommes favorisant l’accumulation de créosote et de contaminants.
- Lorsqu’il est trop humide, le bois bout au lieu de brûler. Ceci demande beaucoup d’énergie qui n’est pas consacrée au chauffage de votre demeure.
| Bois | Valeurs calorifiques |
|---|---|
| Caryer | 30 600 BTU |
| Chêne | 30 600 BTU |
| Érable | 29 000 BTU |
| Hètre | 27 800 BTU |
| Bouleau | 26 000 BTU |
| Frêne | 25 000 BTU |
| Pin | 20 000 BTU |
| Épinettes / sapin | 19 000 BTU |
Si vous songez à acheter ou remplacer un poêle ou un foyer, assurez-vous qu’il correspond à vos besoins réels pour éviter l’émission inutile de contaminants. Un poêle ou foyer certifié EPA ou ACNOR permet de diminuer de 90 % les émissions de particules fines.
Effets potentiels sur la santé de certains contaminants issus de la fumée de bois
| Contaminants | Effets |
|---|---|
| Monoxyde de carbone (CO) | Maux de tête, nausées, étourdissements, aggravation de l’angine chez les personnes ayant des problèmes cardiaques |
| Composés organiques volatils (COV) | Irritation et maux respiratoires; certains COV sont cancérigènes (ex. : benzène) |
| Acroléine et formaldéhyde | Irritation des yeux et des voies respiratoires |
| Particules fines (PM2,5) | Irritation des voies pulmonaires; aggravation des maladies cardiorespiratoires, mortalité plus hâtive |
| Oxydes d'azote (NOx) | Irritation du système respiratoire, douleur à l'inspiration, toux, œdème pulmonaire |
| Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) | Certains HAP sont considérés comme mutagènes ou cancérigènes ou soupçonnés de l’être |
| Dioxines et furannes | Cancérigènes probables |
Source : Direction de la santé publique de Montréal-Centre









